Centre du riz pour l'Afrique
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ADRAO Actualités

Abidjan, Côte d'Ivoire
Février 2004

Le retour à une vie normale à Bouaké présage
d’un retour de l’ADRAO à son siège

« Aujourd’hui, la situation à Bouaké et en Côte d’Ivoire en général, est à la joie et à l’espoir d’un éventuel retour définitif chez nous à Bouaké et dans notre centre de recherche de M’bé,» a déclaré Dr Kanayo F. Nwanze, Directeur général de l’ADRAO – Le centre du riz pour l’Afrique’ après une récente visite à l’ADRAO. « Il y a des signes très positifs qui indiquent que nous nous acheminons vers la fin de la crise. »

Parmi ces signes positifs, l’annonce de l’Ecole Baptiste Américaine de rouvrir ses portes à Bouaké à l’automne 2004 et la proposition d’extension et d’expansion de la force de maintien de la paix des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

« Les investissements de l’ADRAO à Bouaké et M’bé sont en sécurité et sont toujours entretenus et protégés par nos agents et notre personnel de sécurité,» a rapporté Dr Shellemiah Keya, Directeur de la recherche de l’ADRAO, qui accompagnait Dr Nwanze dans ce voyage. « Cette visite s’est révélée bénéfique en termes d’évaluation de la possibilité d’un retour de l’ADRAO à Bouaké. » 

Dr Keya a indiqué que les voyages aller et retour vers Bouaké étaient moins contraignants parce qu’il y a moins de contrôle, que les boutiques et les supermarchés étaient ouverts, que les restaurants populaires communément appelés ‘maquis’ fonctionnaient jusqu’à tard dans la nuit et que les gens se promènaient librement dans les rues de la ville.

Il a noté avec passion que le site était bien entretenu et impeccable grâce aux 50 agents de l’ADRAO qui y ont été déployés l’an dernier pour assurer les travaux d’entretien et sur le terrain. Ils sont appuyés par une soixantaine d’ouvriers temporaires. Plusieurs chercheurs de l’ADRAO en provenance de Bamako ont aussi commencé à effectuer des visites régulières sur le site dans le cadre de leurs activités de recherche.

« La multiplication des semences se poursuit sur 25 ha sur le site et une partie sera bientôt prête pour la récolte » a poursuivi Dr Keya. Cela permettra à l’ADRAO de répondre à la demande de ses partenaires, en particulier celle des variétés du Nouveau riz pour l’Afrique (NERICA). Cette demande provient, non seulement de l’Afrique de l’Ouest, mais aussi de l’Afrique centrale, orientale et australe. 

Drs Nwanze et Keya ont visité Bouaké et M’bé dans le cadre des visites de suivi régulières qu’effectue le Management de l’ADRAO sur le site depuis que le ‘Plan du retour progressif’ du Centre a été rendu public l’an dernier.

Ce plan comporte une maintenance régulière des infrastructures de recherche de l’ADRAO et la conduite d’un minimum d’expériences. La décision officielle du retour intégral ne sera prise qu’après le désarmement des forces et le retour de la loi et de l’ordre à Bouaké.

Lorsque la crise politique a éclaté en Côte d’Ivoire en septembre 2002, il y a de cela 16 mois, l’ADRAO a dû évacuer son personnel international et régional de Bouaké, qui était devenue l’épicentre de la crise. Depuis lors, le Management de l’ADRAO fonctionne à partir de son siège temporaire à Abidjan, la capitale économique du pays. 

La rélocalisation temporaire de l’ensemble du personnel de recherche à Bamako en janvier 2003 a permis de maintenir l’élan de la recherche de l’ADRAO. Les activités des stations régionales de recherche du Sénégal et du Nigéria tout comme celles des réseaux coordonnés par le Centre n’ont pas été affectées par la crise.

Au cours des deux derniers mois, le processus de paix en Côte d’Ivoire, initié l’an dernier, a été remis sur les rails. Pendant cette visite, la délégation de l’ADRAO a rencontré les représentants de la force des Nations Unies et les autorités locales ; elles ont assuré que la protection des infrastructures de l’ADRAO sera d’une haute priorité tout au long de la période de transition.

Profondément touché par la foi qu’elles vouent au Centre et par l’engagement du personnel, Dr Nwanze s’est exclamé en ces termes, « Notre personnel doit être félicité pour leur ténacité et leur capacité à transformer l’adversité en opportunité. Au milieu de toute cette tension, notre nouvelle vision et notre stratégie approuvées par le Conseil d’administration ont été introduites dans notre Plan stratégique 2003-2012 paru dans la presse en décembre 2003 ! »

 


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