ADRAO
Actualités
Abidjan, Côte d'Ivoire
Août 2004
Le Centre du riz pour l’Afrique est prêt à retourner à son siège
Deux ans après son évacuation de son siège à Bouaké/M’bé, Côte d’Ivoire, à cause de la crise ivoirienne, le Centre du riz pour l’Afrique (ADRAO) s’apprête à entamer la dernière phase de son plan de retour progressif.
« Nous avons le plaisir d’annoncer que notre plan de retour est maintenant dans sa phase d’exécution,» a annoncé Dr Kanayo F. Nwanze, Directeur général. « Le retour se fera en deux phases, à partir de fin septembre et est supposé se terminer d’ici décembre 2004. »
« Tous les aspects du déménagement sont à l’étude – communications, services bancaires, écoles pour les enfants, logement et, naturellement, la sécurité, » a souligné M. Long Tien Nguyen, Assistant du Directeur général chargé des services institutionnels.
Le feu vert du retour a été donné par le Gouvernement de Côte d’Ivoire, qui a envoyé une lettre d’approbation au Centre et a mis sur pied une Commission inter-ministérielle pour réunir les conditions idoines à la reprise des activités du Centre. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire a apporté son soutien inconditionnel et garantira la sécurité et la liberté de mouvement du personnel et des opérations de l’ADRAO.
La reprise du processus de paix donnant des signes positifs vers la résolution définitive de la crise ainsi que le déploiement des forces de maintien de la paix des Nations Unies dans différentes parties du pays, y compris Bouaké, sont des actes qui ont donné un coup de fouet à la décision de l’ADRAO.
Depuis septembre 2002, la direction de l’ADRAO fonctionne à partir de son siège temporaire à Abidjan, la capitale économique du pays, tandis que la plupart des chercheurs et des agents d’appui de l’ADRAO ont été temporairement relocalisés à Bamako, Mali.
Un plan de retour progressif a été élaboré par le Centre en consultation avec le Conseil d’administration. Ce plan a été approuvé pour exécution immédiate par le Conseil des ministres lors de sa 24e session en septembre 2003 au Bénin.
Cette année, les experts nationaux qui ont participé à la quatrième réunion biennale, régionale et consultative en juin 2004 à Yamoussoukro, capitale économique du pays, ont exhorté le Gouvernement ivoirien à garantir la sécurité du Centre pour son retour au grand complet.
En attendant, plus de 60 techniciens ont assuré les opérations à Bouaké/M’bé en 2003/04. Cette année, les essais se poursuivent sur plus de 10 hectares de parcelles d’expérimentation. Plusieurs chercheurs, y compris des membres de l’exécutif, ont effectué diverses missions de travail à Bouaké.
« Nous exprimons toute notre reconnaissance à la Banque mondiale et au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI) pour leur assistance qui nous a permis d’absorber les chocs financiers et moraux de la crise ivoirienne », a déclaré Dr Nwanze. “Nous attendons avec impatience de voir tous les membres de la famille du Centre du riz pour l’Afrique, qui sont éparpillés dans les bureaux temporaires, réunis dans une seule localité pour reprendre les opérations normales à partir de notre siège à M’bé. »
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Le centre du riz pour l'Afrique (ADRAO)
Le centre du riz pour l'Afrique (ADRAO) est une association de recherche inter-gouvernementale autonome composée d'états africains. L'ADRAO est aussi l'un des 15 centres internationaux de recherche agricole soutenus par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI).
La mission de l’ADRAO est de contribuer à l’allègement de la pauvreté et à la sécurité alimentaire en Afrique à travers des activités de recherche, développement et partenariat visant à améliorer la productivité et la rentabilité du secteur rizicole tout en veillant à la durabilité du milieu de production.
L’ADRAO abrite l’Initiative africaine sur le riz (ARI), le Réseau ouest et centre africain du riz (ROCARIZ) et le Consortium bas-fond (CBF).
L’ADRAO a son siège en Côte d’Ivoire et des stations de recherche régionales près de Saint-Louis au Sénégal, à l’Institut international pour l’agriculture tropicale (IITA) à Ibadan au Nigeria et à la station de recherche de l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) à Samanko près de Bamako au Mali.
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