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Centre du riz pour l’Afrique


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Savitri Mohapatra, Editor
(s.mohapatra@cgiar.org)

Janvier-Avril 2005

Numéro 8


Centre du riz pour l’Afrique: en plein essor


Pour la première fois depuis septembre 2002, tous les principaux membres du Centre du riz pour l’Afrique sont réunis sur un site à Cotonou. Quatre-vingt pourcent environ de la Direction, de l’Administration, des Finances et du personnel de la Recherche ont été installés dans les locaux mis à leur disposition par l’Institut international de l’agriculture tropicale (IITA) et l’Institut national de recherches agronomiques du Bénin (INRAB). La synergie à tirer de cette union permettra une poursuite efficace de la mission du Centre de contribuer à la réduction de la pauvreté et à la sécurité alimentaire en Afrique.

Je suis heureux que depuis la délocalisation du Centre à Cotonou en janvier/février 2005, nous ayons déjà organisé cinq sessions et réunions de réflexion profonde: Les Journées de la recherche (mars 2005), la réunion du Conseil d’administration (mars 2005), la réunion du Consortium bas-fonds (avril 2005), la réunion du Comité de gestion du ROCARIZ (avril 2005) et la Réunion du Comité de gestion de l’Initiative africaine sur le riz (avril 2005).

Tout ceci démontre que malgré l’expérience traumatisante en novembre 2004 au siège du Centre en Côte d’Ivoire, notre personnel s’est rapidement installé à Cotonou, laquelle ville s’est révélée un abri salutaire pour la recherche. Il est vigoureusement engagé dans une réflexion profonde, dans la planification et la recherche. Le dévouement de notre personnel, l’engagement de nos réseaux dont les bureaux de la coordination se trouvent dans le Centre et le soutien du Conseil d’Administration, des donateurs et des partenaires sont vraiment louables.

Nous voulons saisir cette opportunité pour remercier du fond du cœur le Gouvernement du Bénin, l’IITA et l’INRAB de nous avoir aider à nous installer et poursuivre nos activités avec une vigueur renouvelée. L’accord de siège avec le pays hôte a été signé dans les plus brefs délais de l’histoire des accords de siège du Centre.

J’aimerais attirer votre attention sur certains récents événements et faits marquants qui ont de grandes implications pour l’avenir de la riziculture sur le continent:

  • La diffusion des NERICA à travers l’Afrique sub-saharienne (ASS) fait des progrès rapides. Aujourd’hui, plus de 100 000 ha sont sous culture NERICA en ASS, avec la Guinée représentant 70 000 ha et l’Ouganda plus de 10 000 ha. Les NERICA sont actuellement cultivés et évalués dans presque tous les pays d’ASS.
     

  • Le Réseau de la recherche rizicole de l’Afrique de l’Est et du Centre (ECARRN) fondé par ASARECA (Association for Strengthening Agricultural Research in Eastern & Central Africa) et abrité par le Centre du riz pour l’Afrique a commencé à fonctionner en janvier 2005 avec les bureaux de son secrétariat sis à la station de l’IITA de Dar es Salaam, Tanzanie. En tant qu’hôte de ECARRN, le Centre du riz pour l’Afrique fournit un appui technique et financier au secrétariat ainsi qu’aux activités de recherche et de développement du réseau. La Coordinatrice de ECARRN et le point focal pour l’Afrique de l’Est ont été chargé de diriger l’expansion des activités de l’ADRAO en Afrique de l’Est, du centre et australe, région de l’AECA.
     

  • Des chercheurs du Centre du riz pour l’Afrique et de l’Initiative africaine sur le riz ont récemment, en consultation avec les programmes nationaux nommé 11 nouvelles variétés de NERICA de plateaux, sur la base de leur excellente performance et bonne popularité parmi les paysans en ASS. Cela porte le nombre total des variétés de NERICA de plateaux caractérisées et nommés par le Centre à 18, incluant les sept variétés originelles de NERICA (NERICA 1 – 7) qui ont été nommées en 2000. Toutes ces 18 variétés de NERICA sont adaptées à l’écologie des plateaux de l’ASS.
     

  • Le projet multinational de diffusion dans les pays pilot de l’Afrique de l’Ouest financé par la Banque africaine de développement est rentré en vigueur en février 2005 et les fonds seront bientôt disponibles pour que le projet démarre.
     

  • Un projet majeur de biotechnologie financé par USAID sur l’utilisation de la sélection assistée au marqueur a commencé en 2005 et améliorera énormément la capacité biotechnologique de quatre pays d’Afrique de l’Ouest.
     

  • M. Gaston Grenier, un ressortissant canadien, a été élu nouveau Président et Mme Mary Uzo B. Mokwunye, une ressortissante nigérianne, nouvelle Vice-présidente du Conseil d’administration du Centre du riz pour l’Afrique. Tous les deux étaient déjà membres du Conseil. Les annonces ont été faites à la fin de la 25eme réunion du Conseil d’Administration en mars 2005.
     

  • Le Conseil d’administration a décidé que le personnel du Centre travaille à Cotonou sur un plan initial d’horizon de 5 ans au cours desquels la décision sera régulièrement révisée. Bouaké, Côte d’Ivoire restera le siège permanent du Centre. Le Campus du Centre, incluant ses structures de recherche et sa banque de gènes à Bouaké, continue d’être intact.
     

  • Mon deuxième mandat en qualité de Directeur général du Centre du riz pour l’Afrique prend fin en novembre 2006. Considérant sa structure unique et son statut d’Association d’Etats membres africains et de Centre international soutenu par le GCRAI , l’ADRAO suit un long processus de recrutement d’un Directeur général. Le Conseil d’administration a approuvé le processus de recrutement d’un nouveau Directeur général pour me succéder.

Comme vous pouvez le constater dans ces événements, le Centre est non seulement à nouveau au travail mais a atteint sa vitesse de croisière. J’aimerais saisir cette opportunité pour remercier tous ceux qui ont contribué à faciliter le transfert sur Cotonou, Bénin.

Kanayo F. Nwanze
Directeur général

 


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