FAQ

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  1. Qu’est-ce que le Centre du riz pour l’Afrique (ADRAO) ?

  2. Pour qui travaille-t-il ?

  3. Quelle est sa mission ?

  4. Pourquoi un centre international pour le riz en Afrique ?

  5. Quand a-t-il été créé ?

  6. Où travaille-t-il ?

  7. Quel est son mode de fonctionnement ?

  8. Quel est son but stratégique ?

  9. Quels sont les acquis de ses activités de R&D basées sur le partenariat ?

  10. Comment est-il financé ?

 

1. Qu’est-ce que le Centre du riz pour l’Afrique (ADRAO) ?

Centre d’excellence et leader de la recherche et du développement (R&D) rizicoles en Afrique subsaharienne (ASS), il sert aussi de nœud au réseau de R&D rizicoles à travers le sous-continent.

Le Centre du riz pour l’Afrique est une association de recherche intergouvernementale autonome composée de pays membres africains. Il est aussi l’un des 15 Centres Future Harvest soutenus par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI).

Le Centre du riz pour l’Afrique abrite l’Initiative africaine sur le riz (ARI), le Réseau ouest et centre africain du riz (ROCARIZ) et le Consortium bas-fonds (CBF). Il soutient aussi l’Unité de coordination du Réseau riz pour l’Afrique orientale et centrale (ECARRN), basé en Tanzanie.


2. Pour qui travaille-t-il ?

Pour le bénéfice des riziculteurs africains, en majorité des petits exploitants, tout comme pour les millions de familles africaines pour lesquelles le riz veut dire nourriture.

 


3. Quelle est sa mission ?

Contribuer à la réduction de la pauvreté et à la sécurité alimentaire en Afrique par le biais d’activités de recherche, de développement et de partenariats visant à accroître la productivité et la rentabilité du secteur rizicole de manière à assurer la durabilité de l’environnement de production.

 



4. Pourquoi un centre international pour le riz en Afrique ?

Le riz fait partie intégrante de l’Afrique, où il est cultivé depuis plus de 3000 ans. Aujourd’hui, c’est la source de nourriture qui croît le plus rapidement en Afrique. Il est cultivé et consommé dans environ 40 pays du continent.

La demande de riz en Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) – la ceinture du riz en ASS – croît à environ 6 % par an, plus rapidement que partout ailleurs dans le monde. Depuis les années 1960, les importations de riz dans la sous-région ont été multipliées par huit, ce qui représente 4 millions de tonnes par an, pour un coût annuel de plus d’un milliard de dollars américains.

Le riz est généralement cultivé dans des conditions de subsistance par des petits exploitants, en majorité des femmes, qui n’ont pas les moyens pour irriguer les champs et appliquer les engrais chimiques ou les pesticides. Beaucoup de variétés asiatiques qu’ils cultivent sont très sensibles aux insectes ravageurs, aux maladies, aux adventices et aux sols toxiques.

Le Centre du riz pour l’Afrique a été créé pour lever le défi de développer des technologies améliorées de riz qui sont conçues spécialement pour les conditions agricoles en Afrique.



 


5. Quand a-t-il été créé ?

L’ADRAO a été formée en 1971 par 11 pays avec l’assistance du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Jusqu'à fin septembre, l'ADRAO comptait 17 pays-membres : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte-d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra-Léone, le Tchad et le Togo. Le 28 septembre 2007, quatre autres pays ont adhéré à ADRAO : La République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la République du Congo et l’Ouganda. Le nombre de pays membres de l’ADRAO s’est élevé de 17 à 21.

Il a été constitué comme l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO) –– nom qu’il a porté jusqu’en 2003 lorsqu’il a été rebaptisé par le Conseil des ministres de l’ADRAO sous l’appellation Centre du riz pour l’Afrique en reconnaissance de son rôle de plus en plus grandissant et de son leadership en R&D rizicoles en ASS.


 


6. Où travaille-t-il ?

Le siège du Centre est basé à M’bé, près de Bouaké, en Côte d’Ivoire. Depuis janvier 2005, il travaille à partir de la station de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA)-Bénin à Cotonou, ayant déménagé de son siège à cause de la crise ivoirienne. Il a des stations régionales de recherche près de St Louis au Sénégal et à l’IITA à Ibadan au Nigeria.

Les réseaux et consortiums abrités par le Centre, y compris le Réseau riz pour l’Afrique orientale et centrale (ECARRN), aident à maintenir ses activités à l’échelle du continent.

 


7. Quel est son mode de fonctionnement ?

Le partenariat à tous les niveaux. Les activités de recherche et développement de l’ADRAO sont menées en collaboration avec différents acteurs–– d’abord les systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) en ASS, les institutions académiques, les institutions de recherche avancées, les organisations paysannes, les organisations non gouvernementales et les donateurs.

 


8. Quel est son but stratégique ?

Accroître de manière significative la qualité, l’utilité et la disponibilité de la connaissance et des technologies du secteur rizicole pour soutenir et améliorer le bien-être des pauvres en Afrique.

 

 

 

9. Quels sont les acquis de ses activités de R&D basées sur le partenariat ?

  • La technologie du nouveau riz pour l’Afrique (NERICA) porte sur le croisement réussi par les chercheurs du Centre du riz pour l’Afrique de deux espèces de riz cultivé pour produire des plantes (connues sous le nom d’interspécifiques) qui combinent les meilleurs traits des deux parents : rendements élevés du parent asiatique et la capacité de réussir dans des environnements difficiles du parent africai––un exploit qui n’avait jamais été réalisé dans l’histoire de la sélection du riz. A travers le croisement des deux espèces de riz, la technologie des NERICA permet aux chercheurs d’accéder aux nouvelles combinaisons génétiques. Le nom NERICA est devenu une marque de produits en 2004.

  • Les variétés NERICA de plateau : Produit de la technologie des NERICA, adaptées aux environnements de production difficiles et aux conditions de faible niveau d’intrants des écologies rizicoles de plateau (pluviales) de l’ASS, où les petits producteurs n’ont pas les moyens d’irriguer leurs champs et d’appliquer les engrais chimiques ou les pesticides. Les NERICA de plateau répondent même mieux en condition de haut niveau d’intrants. Dr Monty Jones, ancien chercheur à l’ADRAO, a été sélectionné comme co-lauréat du Prix mondial de l’alimentation 2004 pour avoir développé les variétés NERICA de plateau. Les NERICA de plateau sont cultivés sur plus de 100.000 ha en Afrique, dont environ 60.000 ha en Guinée et plus de 10.000 ha en Ouganda.

  • Les variétés NERICA de bas-fond : Une autre percée scientifique basée sur la technologie des NERICA. Les variétés NERICA de bas-fond, avec un potentiel de rendement de 6-7 t par ha et une bonne résistance aux principaux stress de bas-fond, ont été développées pour les bas-fonds africains, l’une des écologies rizicoles les plus complexes au monde. Compte tenu du potentiel élevé des bas-fonds en Afrique, l’on s’attend à ce que les NERICA de bas-fond aient un impact plus grand que les NERICA de plateau. Quatre variétés de NERICA de bas-fond ont été homologuées au Burkina Faso et deux au Mali.

  • Les variétés à rendement élevé pour le Sahel : Les variétés à rendement élevé––Sahel 108, 201 et 202––couvrent plus de 70 % de la superficie cultivée en riz dans la Vallée du Fleuve Sénégal et en Mauritanie. Ces variétés ont été aussi homologuées au Burkina Faso, au Cameroun, au Ghana et au Nigeria.

  • Environ 200 variétés de riz améliorées homologuées au cours des 25 dernières années en Afrique de l’Ouest grâce à l’effet catalytique du Réseau international pour l’évaluation génétique du riz (INGER-Afrique), basé au Centre. Le gain de surplus des producteurs avec les variétés améliorées : environ 360 millions de dollars américains pour la seule année 1998.

  • Stratégie de gestion intégrée des cultures (GIC) : Un ensemble de technologies améliorées et d’outils d’aide à la décision pour les producteurs de riz irrigué. L’adoption de la stratégie GIC améliore la productivité, la rentabilité et la durabilité de la riziculture irriguée et entraîne une augmentation substantielle des rendements (de 60 %) et des bénéfices (de 85 %). 

  • Batteuse ASI : La batteuse de riz la plus répandue au Sénégal ; de plus en plus populaire dans la sous-région. En 2003, le Centre a reçu le Prix du Président sénégalais pour les sciences et la technologie pour le développement et la dissémination de l’ASI.

  • Les solutions politiques rizicoles qui réduisent la faim en ASS : Stratégie complète de politique développée pour revitaliser le secteur rizicole au Nigeria.

  • Base de données régionale: Le Système d’information sur les bas-fonds en Afrique de l’Ouest (WAIVIS) développé par le Consortium bas-fonds (CBF), abrité par le Centre.

  • Le Réseau riz du ROCARIZ : Modèle unique de réseau renforçant la capacité nationale dans la R&D rizicoles––basé au Centre. 

  • Nœud pour le renforcement des capacités en matière de R&D rizicoles en ASS : Plus de 100 étudiants universitaires (dont environ 80 étudiants en doctorat) formés au cours des 10 dernières années.

 


10. Comment est-il financé ?

Le Centre reçoit des financements de sources variées et fait partie du GCRAI, qui est supporté par plus de 60 pays développés et en développement et des agences d’aide bilatérales et multilatérales. Les donateurs présents et passés de l’ADRAO incluent : 

• Allemagne
• Banque africaine de développement (BAD)
• Banque mondiale
• Belgique 
• Canada
• Centre de recherche pour le développement international (CRDI)
• Comité des finances du GCRAI
• Corée
• Côte d’Ivoire
• Danemark
• ENI (Congo)
• Espagne
• Etats membres de l’ADRAO
• Etats-Unis d’Amérique (USA)
• Fondation Gatsby 
• Fondation Rockefeller 
• Fonds commun pour les produits de base (CFC)
• Fonds international pour le développement agricole (FIDA)
• France
• Italie
• Japon
• Norvège
• Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
• Pays-Bas
• Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)
• Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
• Royaume-Uni (RU)
• Suède
• Taiwan
• Union européenne (UE)

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CGIAR Science Council (2008) Report of the 5th External Program and Management Review of the Africa Rice Center (WARDA)
ADRAO : Histoire Concise
Le Centre
Centre du riz pour l’Afrique (ADRAO) en un clin d’oeil... 
Structure de l'ADRAO
Conseil des Ministres de l’ADRAO
Comité des experts nationaux
Organogramme de l'ADRAO
Acte Constitutif de l’ADRAO
Le CGIAR
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