Plan à Moyen Terme


Resume EXECUTIF

Ce PMT, basé sur le plan stratégique 2003-2010 du Centre, tient compte entièrement de la grande implication de l’ADRAO dans toutes les régions de l’Afrique subsaharienne (ASS) à la demande de son Conseil des ministres et des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) des 21 pays membres de l’ADRAO et de beaucoup de pays non membres. Il tient compte aussi de l’évolution du GCRAI en ASS pour embrasser une coopération plus approfondie entre les centres et leurs partenaires nationaux et internationaux.

Le PMT reconnaît le Plan régional d’action collective, précédemment appelé PMT pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et sert d’outil associé dans sa mise en œuvre avec le concours des partenaires. Comme acteur clé du développement du PMT pour l’Afrique de l’Ouest, l’ADRAO est particulièrement consciente des dernières priorités du Système du GCRAI et les a déjà adoptées pour étayer l’engagement continu du Centre dans la lutte contre la pauvreté en ASS et dans la création et la dissémination des nombreux biens publics internationaux et régionaux pertinents que le Centre produit. Le Centre reconnaît aussi les rôles importants qu’il peut jouer à tout moment dans la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement et dans les cinq ‘piliers’ du CAADP du NEPAD. 

L’ADRAO, en partenariat avec ASARECA, a activé le réseau riz ECARRN avec une coordinatrice basée à Dar es Salaam, Tanzanie, et est en train de nouer une nouvelle collaboration avec l’IRRI et le Gouvernement du Japon en Afrique orientale et avec l’IRRI et le CIAT en Afrique de l’Ouest. Le CCER sur les partenariats a salué le modèle de l’ADRAO pour l’établissement de partenariats très diversifiés avec tous les niveaux du secteur riz, y compris les paysans. Les recommandations du CCER, notamment celles visant à renforcer les réseaux ROCARIZ et ARI sont en train d’être mises en œuvre. En décembre 2006, l’ADRAO a gagné le Prix des Nations Unies pour le Partenariat triangulaire Sud-Sud, réaffirmant ainsi la force du Centre dans ce domaine. 

Quatre éléments clés sous-tendent la période du PMT et au-delà :

  • Poursuite de la cohérence et de l’excellence dans un nombre de domaines de recherche de base visant à produire des biens publics internationaux recherchés.

  • Adaptation du modèle basé sur le réseautage pour la recherche en collaboration.

  • Renforcement de la capacité institutionnelle des systèmes nationaux de recherche agricole et de vulgarisation (SNRAV) à travers la formation et le développement des ressources humaines.

  • Engagement direct avec le secteur du développement rizicole.

Ensemble, ces éléments contribuent à la réalisation du but stratégique de l’ADRAO pour “accroître de manière significative la qualité, l’utilité et la disponibilité de la connaissance et des technologies au sein du secteur riz pour soutenir les pauvres en Afrique” comme énoncé dans le plan stratégique.

L’ADRAO va poursuivre ses efforts pour rendre le riz produit au niveau local (en particulier les NERICA) compétitif en prix et en qualité à travers la réduction des coûts de production du riz local, l’amélioration de la qualité et de la propreté et par conséquent des prix plus intéressants sur les marchés. Nous avons eu confirmation des progrès faits grâce aux efforts passés du Centre dans la dissémination des NERICA et la promotion du changement de politique lorsqu’en mars 2007, le Rice Market Monitor de la FAO a mis en exergue l’adoption du NERICA comme l’une des principales raisons de l’amélioration du marché de la production du riz en Afrique en 2005 et 2006. Selon la FAO, l’amélioration des politiques dans sept principaux pays producteurs de riz et les conditions climatiques favorables ont aussi contribué à l’augmentation de la production locale de riz.

Le processus de préparation a débouché sur un Plan à moyen terme que l’ADRAO pense est tout à fait dédié à la délivrance de solutions aux problèmes et aux besoins des communautés pauvres à travers les principales écologies rizicoles de l’Afrique subsaharienne. Ce PMT met aussi l’accent sur le partenariat avec les SNRA efficaces, les IRA et avec les paysans, et est conçu pour être mis en œuvre dans un contexte de politiques gouvernementales favorables et de marchés rentables pour le riz produit localement.

Dans ce PMT, le Centre internalise aussi comment il résume dans chacun de ses projets la nécessité vitale d’assurer la production de biens publics internationaux (BPI) et de démontrer comment ceux-ci auront un impact efficace dans la réduction de la pauvreté et de la faim à travers les nations. En tenant compte en plus des différentes recommandations des revues et du S & E vital, le Centre cherche aussi à se conformer progressivement aux priorités du Système du GCRAI et aux PMT régionaux pour la recherche scientifique en Afrique subsaharienne. 

En réponse aux premiers commentaires du Conseil scientifique, l’accent est mis davantage sur la structure simplifiée des programmes des activités de recherche du Centre, qui a été introduite en 2005. Le format de deux programmes reste l’échine dorsale de ce PMT, mais le nombre des projets du Centre a été réduit à six, plus le Consortium bas-fond (CBF) et l’Initiative à l’échelle du Système sur le VIH/SIDA et l’agriculture (SWIHA) qui ont chacun leur propre PMT. Le programme 1 abrite maintenant les projets 1, 2 et 3 tandis que le programme 2 abrite les projets 4, 5 et 6. La numérotation des projets 4, 5 et 6 a changé par rapport au PMT précédent. Conformément au commentaire du CS et à la recommandation du Conseil d’administration de l’ADRAO, l’ancien Projet 4 – Gestion intégrée de la sécheresse dans les écosystèmes rizicoles pluvieux en Afrique – a été dissout et ses éléments incorporés dans les projets 1 et 2, avec la cartographie de la sécheresse incorporée dans le projet 5 qui a été réécrit pour prendre en compte la transformation de SWIHA en un SWEP complet. Les chevauchements avec les projets 1 et 2 ont été éliminés.

Les projets 1, 2 et 3 ont été recentrés pour mieux se conformer aux priorités du système du GCRAI (PS) et au Plan régional d’action collective en Afrique de l’Ouest et du Centre. En reconnaissance des préoccupations du Conseil scientifique et de l’intérêt grandissant accordé aux aspects plus élargis du changement climatique, la recherche sur la sécheresse est maintenant bien placée au sein d’autres projets. Le centre d’intérêt du projet 4 (précédemment 5) est pris en compte. L’impact post-conflit de ce projet vient maintenant en supplément à celui des produits liés à la recherche sur le changement climatique et l’intensification durable. Les réseaux restent au cœur du nouveau Projet 6 – partenariats, innovations et systèmes d’apprentissage – qui ont été réécrits pour recentrer les aspects recherche des réseaux, en particulier faire ressortir les aspects innovateurs de l’adoption et du transfert de technologies, et montrer une harmonisation claire avec PS 5c et 5d. La plupart des éléments de la recherche sur l’impact et l’adoption sont maintenant mieux agencés et concentrés dans le Projet 4 conformément aux commentaires du CS et aux directives de la mesure de la performance (PM).

Le projet de biotechnologie financé par l’USAID – maintenant dans sa troisième année – sur l’utilisation de la sélection assistée par marqueurs a beaucoup amélioré la capacité en biotechnologie de quatre pays d’Afrique de l’Ouest. Deux variétés populaires de chaque pays ont été identifiées pour amélioration par l’ajout d’un gère de résistance au virus de la panachure jaune. Cette amélioration de la capacité en biotechnologie a tracé la voie à un nouveau projet de trois ans sous le Generation CP qui sera financé en fin 2007 par l’UE. La seconde phase du projet PADS financé par le FIDA pour identifier, évaluer, adapter et diffuser à grande échelle les innovations visant à renforcer la productivité des systèmes de production rizicoles dans les écologies de bas-fond est en pleine exécution. La Gambie, la Guinée, le Ghana et le Mali bénéficient de la Phase II qui ne se concentre que sur les systèmes de bas-fond à cause de leur grand potentiel pour devenir le grenier de l’Afrique de l’Ouest.

La structure des programmes – Systèmes de production rizicole intégrés et Politique et développement rizicoles – se focalise toujours sur les deux défis précédemment identifiés dans le Plan stratégique 2003-2012. Le programme écorégional CBF et le programme à l’échelle du système SWIHA produisent maintenant leurs propres PMT (Annexes B et C) qui sont également révisés pour prendre en compte les PS du GCRAI et les Plans régionaux d’action collective en Afrique. L’analyse du cadre logique du Centre (Annexe D) tient compte des mises à jour pertinentes et des priorités du système du GCRAI. Les résultas et en particulier les cibles des résultats ont été consolidés et les cadres logiques ajustés en conséquence.

Plan financier

Les besoins en ressources pendant la période du PMT sont basés sur le niveau de financement de 2007 du Centre et les projections de 2008. Le plan suppose des taux de croissance et d’inflation combinés de 2% et 2,6% pour 2009 et 2010, respectivement. Le financement non restreint projeté s’élève à 5,98 millions de US$ pour 2008 et le financement restreint est de 6,26 millions de US$, ce qui fait un total de 12,24 millions de US$ de subvention en 2008. Le revenu gagné du Centre est projeté à 0,20 millions de US$. L’inflation annuelle combinée pondérée dans les pays africains où le Centre fonctionne est projetée à 2,5-3,5%. En 2008, les dépenses des opérations du Centre sont estimées à 12,29 millions de US$, ce qui fait un accroissement positif net de 0,15 millions de US$ dans les réserves du Centre.

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Plan à Moyen Terme 2008-2010 (pdf)
Plan à Moyen Terme 2007-2009 (pdf)
Plan à Moyen Terme 2006-2008 (pdf)
Plan à Moyen Terme 2005-2007 (pdf)
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 © Centre du riz pour l’Afrique 2006